Qu'en est-il de la zakat al-fitr pour une personne qui termine le Ramadan dans un autre pays?
Question détaillée : Une personne termine son mois de Ramadan dans un autre pays, au moment de sortir la zakât al-fitr, doit-elle mandater un de ses proches pour la donner en son nom dans le pays où elle réside ordinairement ou bien peut-elle s’en acquitter à titre individuel dans le pays où elle termine son mois de Ramadan ?
Texte de la réponse
Résumé :
La zakât doit normalement être donnée dans le pays où l’on termine son jeûne.
Réponse détaillée :
La règle veut que la zakât al-fitr soit donnée là où le jeûneur terminera son jeûne et célèbrera la fête.
C’est pour cette raison d’ailleurs qu’elle porte ce nom à savoir celui de rupture du jeûne (al-fitr) car elle correspond à l’avènement de la fête de fin de Ramadan et à l’obligation de faire profiter, par cette aumône, les indigents afin qu’ils célèbrent dignement cet événement.
Cela bien entendu, s’il trouve une communauté musulmane avec laquelle il partagera la prière de la fête et qui se chargera de faire parvenir sa zakât al-fitr à ses ayants droit.
Mais si, après recherche et renseignements, il ne trouve pas de communauté musulmane là où il se trouve et qu’il n’arrive pas non plus à établir s’il s’y trouve des pauvres musulmans, il pourra dans ce cas mandater ses proches au pays afin de s’acquitter de cette zakât en son nom exceptionnellement.
Car une autre règle juridique nous apprend que : « L’exercice d’un devoir religieux (al-taklîf) sera tributaire de la capacité à l’assumer (al-istitâ’a). »